« Promess me now .»

« Promess me now .»
C'est ici que tout commence .


Une fiction, et oui encore.
L'écriture est sûrement La* chose que j'aime par dessus tout. Aprés Eux* ..
Je ne m'en passe plus depuis ma toute première fiction , qui je l'avoue.. n'était pas spécialement génial =D
Mais peu importe, c'est ici que ça se passe maintenant. Mais aussi ici.
Je prend beaucoup d'importance aux commentaires, c'est sûrement la seule chose qui me permet d'avançer dans mon histoire.

Je mettrais mes fictions préférées dans mes "favoris". Vous pouvez bien evidemment me faire part des votres, mais sachez que je ne suis pas une lectrice facile... Je dis absolument tout ce que je pense, le bon comme le mauvais (:
Mais attention, je ne suis pas une mauvaise lectrice pour autant. J'aime faire de LONG commentaires pour exprimer tout ce que j'ai pu resentir dans un seul chapitre.
Peu de fiction me plaise vraiment, mais quand elles me plaises, sachez que je peux en devenir folle.

Je déteste le language texto/ Sms. Surtout pas dans des fictions... Je ne trouve aucun interêt à écrire de cette façon, et puis si on sait pas écrire, trouvez vous un autre talent !
Je ne dis pas que ma façon d'écrire est bonne, au contraire, mais j'éssaie un minimum de rendre la lecture lisible. N'hésitez pas à me dire si je fais quelques fautes par-ci par-là. On est là pour ça ! (:
Ha & j'oubliais, si vous souhaitez être prévenu des suites dites le moi dans un com et je vous ajouterez à ma liste ;)

Sur ce chères Lectrices (ou lecteurs :o ?! )
Je vous souhaite une bonne lecture... En esperant vous transporter.. Ailleurs.


Shou.




Absente du 11 au 14 . Suite à mon retour !

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 16:33

Modifié le lundi 14 juillet 2008 17:00

« Premier chapitre »

« Premier chapitre »
La vie ne m'a jamais rien apportée & Je ne lui ai jamais rien rendue.

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Le trottoir est couvert de glace cachée par la nappe blanche qui la tapisse peu à peu. J'ai du mal à ne pas glissé du haut de mes talons aiguille. Encore un peu et je manquais de m'étaler au sol. Hum. Je déteste ce temps. Un temps de chien, où il est impossible de ne pas se faire remarquer en marchant comme une idiote sur le rebord de la route pour éviter de glisser. Je regarde autour de moi, toujours la même chose. Toujours ces yeux rivés sur moi, principalement ceux des hommes. Qu'ils soit vieux ou jeunes, l'âge ne les empêche pas de me reluquer sans arrêt. Je relève la tête avec fierté et rajuste le colle de mon manteau de fourrure. Le regard de ces hommes ne m'atteint plus. J'ai beau être une mannequin je reste une jeune fille avant tout. Une adolescente de 17 ans qui ne fait sûrement pas son âge, mais une adolescente quand même. Pourquoi faut-il coller des étiquettes sur tous les passants ? Que voulez vous... On a beau vouloir se démarquer des autres, tant que vous êtes une jolie jeune femme qui se promène dans la rue en vêtement de marque, vous êtes directement juger de « fille facile ». Je déteste cette façon de faire, tout comme ce temps.. Qui jusqu'ici , m'empêche de marcher correctement et qui me donne une allure ridicule. Ce que je ne supporte pas.
J'attrape le taxi le plus près et monte à l'intérieur avec une certaine « classe » que je tiens à merveille, et envoie quelques mots au chauffeur lui indiquant une adresse précise. Celui-ci suit mes instructions et démarre la voiture sans un mot. J'aime être maître de la situation. Si quelqu'un refuse une de mes demande, j'ai tendance à me vexer très vite pour ensuite m'énerver. J'ai un caractère très accentué qui peu en énerver plus d'un. Mais que voulez vous. Je suis comme ça. La « fille de bourg » que je n'ai jamais réellement été. Je me fais passé comme telle, mais n'ai jamais eu le moindre sous provenant d'un autre compte que du mien. Mes parents m'ont abandonnés quand j'avais 14 ans, alors que je voulais arrêter l'école pour devenir mannequin. Tout n'a pas été aussi facile qu'on le pense. J'ai un passé très lourd mais j'essaie de le caché du mieux que je peux. Se faire une place dans le vaste monde de la mode est loin d'être facile. Mais je n'aime pas remué le passé. Moi ce que j'aime, c'est vivre, et me sentir exister, au moment présent.

Mon visage est plaqué contre la vitre & je me laisse bercé par les mouvements de la route. Peu à peu, la vitre s'embut de mon souffle froid. Je ne vois plus rien, mais m'amuse comme une enfant à dessiner de jolie petit dessin sur la vitre. Je me surprend moi même à m'amuser de telle sorte.
Un léger bruit de vibration semble vouloir sortir de mon sac à main. J'attrape mon téléphone et pose les yeux sur l'écran. « Un appel en absence : Anonyme ». Que me veulent encore ces gosses .. J'en ai assez de devoir supporter les gamineries de ces enfants. Ils s'amuse à m'appeler en me balançant toute sorte de grossièreté à l'oreille, sans même oser afficher leur identité. Je clos mon portable en soupirant et le replace soigneusement au fond de mon sac. Quand à nouveau, des vibrations se font entendre. Je m'empare de celui-ci, mais une fois de plus, l'appel est terminé. Ne pas s'énerver, ne pas s'énerver. Reste calme. J'avale difficilement ma salive, tout en contrôlant mes gestes, et garde mon portable à porter de main pour être sûr de pouvoir répondre au prochain appel. Une dernière fois, le téléphone se met à vibrer au creux de ma main. Je sert les dents et répond d'une voix énervée

- Bon, qu'est ce tu me veux là ??
- Rappel moi Anthéa putain c'est important !

Surprise de ne pas recevoir une insulte en pleine face, je répond quelque peu agacé :

- Oui, j'aimerais bien, si je savais qui c'est !
- Ha ! Oui désolé ! C'est Julien, rappel moi j'ai plus un sous sur mon crédit !

Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit que le son de « l'appel terminé » se fait directement entendre.
Je soupire et essaie malgré moi de me souvenir de qui pourrait être ce fameux Julien. Ah oui. Lui. C'est une ancienne connaissance avec qui j'ai eu droit aux coup les plus tordue.. Je me demande ce qui peut être aussi « important » qu'il le prétend. Pourquoi chercher, encore une histoire d'argent je suppose. Je vais le savoir tout de suite.
Je compose son numéro que je connais du bout des doigts, et attends une quelconque réponse de sa part.

- Ouais ?
- Hum oui, c'est moi Anthéa, t'avais quoi de si important à me dire ?
- Faut qu'on en parle sérieusement Anthéa, c'est la chance de ta vie !
- Comment ça la chance de ma vie ? Qu'est ce que tu vas m'inventer encore ...
- T'en fais pas, tu vas m'a-do-rer quand tu sauras ce que j'ai à te proposer ! Sans oublier que ça me permettra de me racheter sur tout ce que j'ai pu te faire subir avec ces ..
- Ouais enfin, laisse, qu'est ce que t'as à me proposé de si GENIALISSIME ?
- Ecoute, j'ai pas le temps de t'expliquer là, on en parle devant un verre ? C'est moi qui invite. A 19h au bar de la Prunelle.

*


Et encore une fois, il a raccroché avant même que je ne puisse dire un mot. Donc je suis censé l'écouter et me pointé là bas sans rien savoir, après tous les coups dur qu'il m'a fait traverser ? Ce mec est un minable... Mais je dois avoué que sans son aide, je n'en serais pas là aujourd'hui. Et malgré tout, il est doté d'une intelligence remarquable, que je le veuille ou non ...
J'hésite un instant... M'y rendre est sûrement une erreur. Je doute qu'il tienne vraiment à se racheter après tout ce temps.. Est-ce une fois de plus un de ses petits « jeux » auquel il fait participé toutes ces filles ? J'ai peur, mais je ne vais pas rester dans l'ignorance. Je ne veux pas. J'ai horreur de rester sans la moindre information, sachant que je pourrais peut être remporter Gros.
J'accepte sans ne plus réfléchir, même si je n'avais pas vraiment le choix, et décide de m'y rendre à l'heure convenue. Je pose les yeux sur ma montre qui m'affiche 17h 10. Le rendez vous est prévu pour 19h, j'ai donc encore le temps de passer chez moi et me refaire une petite beauté.
Taxi ? C'est partie !



###

Nul... Nul et Re-nul.
J'espere que ce chapitre n'est pas aussi pourrit qu'il en à l'aire ..
Ok je n'ai pas beaucoup d'estime pour mes textes, mais sincerement, ce début ne me semble pas trés attirant.
Vous en pensez quoi ? Parce que l'avis le plus important viens quand même de vous :p
Soyez des plus sinceres, je déteste les faux- cuuuuuul (:
Bientôt la suite chères lectrices. Argumentez !

Shou.

Pour être prévenue, prevenez !

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 17:47

« Deuxieme chapitre »

« Deuxieme chapitre »
" Tout repose sur un choix. "


Il est maintenant 17h 3o, le taxi vient de me déposer en face de chez moi. J'ai failli manqué de me ramasser dans les escaliers, une fois de plus. Il faut dire que tout est glacé, on a du mal à tenir debout sur ce sol. Bref. Pas une minute à perdre. Je n'ai aucune idée du risque que je prend en me rendant là bas, mais rien ne m'empêchera de refuser sa proposition une fois que j'y serais.
Je tente d'ouvrir la porte de l'appartement tandis que la poignée glisse entre mes doigts. Décidément tout glisse aujourd'hui. Je m'exécute une seconde fois, et ouvre la porte les mains glacées. Je les frotte chacune contre l'autre pour les réchauffer et entre tout en balançant mes chaussure sur le pas de la porte. J'enfile une paire de pantoufle et m'élance sur le canapé du salon histoire de respirer un peu l'aire chaud de mon agréable séjour. Je reste quelques secondes les yeux fermés, et fini par me détacher de mon gros manteau de fourrure que je dépose sur un coin du fauteuil. Je me dirige ensuite vers la salle à manger et sort une bouteille de jus de fruit du mini bar. Je me sert un grand verre et l'engloutit directement. Il est maintenant temps de me préparer pour cette lourde épreuve que je risque de passer dans pas moins de deux heures.. Non seulement moralement, mais aussi physiquement. J'étouffe un soupire et part me préparer.

En sortant de la douche, je fais bien attention à ne laisser aucune trace d'eau sur le sol propre. Je déteste faire le ménage, alors quand il est fait, pourquoi ne pas en profiter longtemps. J'avance en direction de mon miroir, une serviette enroulée autour de ma poitrine s'attardant sur le bas de mes hanches. Je pose les yeux sur mon reflet, et le regarde un instant pensant à ce que les gens voient de si beau en moi. J'ai beau chercher, chercher encore. Je ne vois pas ce petit « truc » particulier qui rend une femme « belle » aux yeux des autres. J'avoue avoir le visage fin, ainsi que les traits bien tracés, mais de là à parler de beauté, je ne comprend pas. Bien que mon principal métier soit le mannequina, de mon côté je ne me suis jamais trouvé exceptionnelle. J'ai de longue jambes et je suis assez fine, c'est seulement pour cette raison que je me suis lancé dans cette profession. Certains photographes ont essayés de faire de moi leur objet, leur « jouet »... Mais malgré ça j'ai toujours gardé la tête haute et fait en sorte de ne jamais tomber dans leur jeux ... Bien que, certaines fois, je n'ai pas eu le choix ...
Mon portable vibre. C'est un message de Julien.

« Hé miss, fais toi belle, on sera pas seul ! »


Pas seul ? Que veut-il dire par là ? Je sentais que quelque chose de mal se cachait derrière cette histoire. Qui va t-il me présenter encore.. Un ta de question trotte dans ma tête, quand j'aperçois à ma gauche le réveil affichant 18h 10. J'ai intérêt à faire vite si je veux comprendre le sens de tout ce raffut dans mes pensées.
Je finis de me sécher et enfile un jeans slim qui rend mes courbes particulièrement fines, et m'empare d'un léger débardeur noir, ainsi qu'un petit pull qui épouse parfaitement mes formes. J'enfile pour finir une veste en cuir bordeaux qui à pour but de raviver les couleurs de mes vêtements, et dépose chaque pied dans de petites chaussures à talon.
J'attache mes long cheveux blonds en prenant soin de laisser tomber une mèche devant mes yeux et compense le tout par toute une attirail de bijoux. Un trait de crayon, une poussière de fond de teint. Et me voilà prête.
18h 4o, je n'ai plus le temps de rien. Je presse le pas et pousse la porte de l'appartement une dernière fois. Un taxi m'attends. Me voilà partie.

*


Arrivé au bar de la Prunelle, le taxi me dépose en face du bâtiment et je cours en direction de l'entrée afin de me réchauffer. Il fait un froid de canard dehors. Une fois rentrée je prend une grande bouffé d'aire chaude qui remplie mes poumons en un instant. Je scrute la salle du regard quand j'aperçois Julien assis à une table au loin, en face d'un grand homme bien bâtit. Cela doit faire un an que je n'avais plus de nouvelle de lui, et le voilà qui réapparait dans ma vie par le plus grand des hasard. Un mauvais pressentiment s'étend en moi. Le stress monte plus je m'approche de cette table. Les deux hommes s'arrête subitement de discuter quand ils me voit arriver. Je leur lance mon plus beau sourire forcé et m'approche d'avantage.

- Hé salut ! Rouvier je vous présente Anthéa, vous savez ..
- Enchanté jeune fille.
Dit-il d'une voix grave. En effet je vois mieux pourquoi tu me l'as proposé Julien .

Il sourit et tant sa main en direction de la mienne. Cette façon de saluer une femme me paraît très étrange pour un homme de son âge, mais je ne réfléchie pas d'avantage et m'empare de sa large main que je sert avec peu de force.

- Enchanté.

Les deux hommes se regardent avec un aire satisfait tandis que Julien tend son bras en direction d'une chaise me faisant signe de m'y assoir. Je m'exécute, et pose les yeux sur ce grand homme qui me paraît légèrement louche.

- Bon Anthéa, je suppose que tu ne vois pas qui je suis. Je me présente, je suis Alexandre Rouvier, et je m'occupe de certain cas particulier, ceux des plus grandes stars internationales.

Je fais de grand yeux et me tourne vers Julien avec un air des plus étonné, tandis qu'il me lance un petit signe affirmatif avec discrétion.

- Donc, voilà l'idée. Il me semble que tu as besoin d'argent ?
- Hum.. Possible. Mais je ne veux pas avoir à faire à des choses illégales, que ce soit drogues, pornographie, ou autre conneries du genre ..

L'homme étouffe un léger rire, et lance tout en s'approchant de moi.

- Ne t'inquiète pas pour ça.
- Très bien.
- Bon. C'est assez difficile à expliquer, mais... je vais aller droit au but. Tu vas devoir tenir un rôle, un très gros rôle qu'il ne faudra surtout pas prendre à la légère.

Mes yeux s'écarquille face à ce que je viens d'entendre, et je répond sans plus attendre :

- Hé ! que ce soit bien claire, je suis mannequin, pas actrice !
- Bien sûr, j'en suis conscient.
- Alors pourquoi me parlez vous de rôle là j'y comprend rien à votre histoire !
- Bon. Laisse moi t'expliquer jeune fille. Voilà l'histoire, tu vas devoir séduire un jeune homme dans la ligné des « meilleurs artistes de l'année », tu vois le genre ?
- P.. PARDON ?! C'est quoi le délire là ?
- Bon Julien, j'espère pour toi que tu ne m'as pas fais perdre mon temps avec cette fille ! Dit-il en se tournant violemment vers lui.
- Non bien sûr que non Monsieur. Voyez.. elle est un peu perturbé. Il faudrait sans doute lui expliqué d'avantage... Ainsi que la récompense.
- Bien. Alors... je t'explique la raison. Ce jeune homme à une réputation de « puceau » dans son groupe, qui risque de faire couler le phénomène si cela prend une trop grande ampleur... et de mon côté, si le groupe coule, je coule aussi. Je dois donc me débrouillé pour faire en sorte qu'une jeune fille .. comme toi.. réussisse à le séduire. Je dois te prévenir que ce ne sera pas simple, certain se demande même si ce garçon n'a pas des tendance homosexuel... Et voilà cinq ans qu'il ne s'est pas laissé séduire par une fille, en prenant trop de temps pour son groupe.
- Et vous pensez que MOI, je serais capable de le séduire ?
- J'en suis persuadé.
- Bien sûr ... J'espère que vous croyez bien en Dieu.
- ...
- Écoutez, je ne suis ni actrice, ni prostitué, alors si vous pensez que vous aller me payez pour que j'aille me dandiner devant une tapette, c'est hors de question !!
- Le montant est gros ... très gros. Réfléchissez...
- Combien ?
- 25 000 euros que vous partagerez avec votre ami, si vous obtenez ce que je vous ai demandé.

Wow.
J'essaie de ne montrer aucune expression sur mon visage après avoir entendu cette p*tain d'offre. Mais j'ai beau vouloir le caché, il faut avouer que cet argent me serait véritablement utile. Je baisse les yeux un instant et fais mine de réfléchir.. Une partie de moi ne demande qu'à accepter pour remporter le gros lot, mais une autre plus raisonnable me demande de ne pas tomber dans son « jeux ». Ma tête tourne et mes jambes se mettent à trembler. A nouveau je dois faire face à un des choix les plus durs. Certaine fille trouverait ça excitant, mais pour ma part j'ai assez eu à faire avec ces conneries, et aucune n'a vraiment marché comme je l'aurais voulu.

- Désolé, mais cherchez quelqu'un d'autre. Dis-je sûr de moi tout en me relevant, et faisant grincer la chaise au sol.

Je m'empare violemment de mon manteau et l'ajuste sur mes épaules tout en me dirigeant vers la sortie, quand une voix me rattrape

« ANTHEA !! ANTHEA ATTENDS »

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Wahou, j'ai carburé là ! Deux chapitres en pas moi de 24h ! Impressionant.
Mais ça ne sera malheusement pas toujours le cas.
Alors ? Vos impressions ...

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 09:38

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 10:47

« Troisieme chapitre »

« Troisieme chapitre »
I promess you.

« ANTHEA !! ANTHEA ATTENDS »

Je ne me retourne pas tandis que Julien m'attrape le bras et m'envoie valser contre un mur.

- Anthéa, s'il te plait.. Fais – le – pour - moi. Dit-il en serrant les dents.
- Je ne te dois rien Julien, vraiment rien. Maintenant, lâche moi.

Je repousse son corps du mien, et pose une main sur mon visage fatigué.

- Ça a encore un rapport avec ce que j'ai fais hein..

Là, c'est trop ...

- Non mais tu vas la fermer ! Voilà un an que je n'ai plus de nouvelle de toi, après tout ce que tu m'as fais subir, et tu réapparais dans ma vie aussi vite qu'un souffle passe ! Et après ça, tu penses que je vais faire la moindre petite chose pour toi, toi et ton petit égaux, qui n'a qu'un mot à la bouche : L'ARGENT !
- Anthéa, je t'en pris... Si tu n'acceptes pas je suis un homme mort ! Me dit-il tout en prenant fermement ma main.

Je pose mes yeux sur nos mains liées. Soudain, une certaine tristesse monte en moi, qui se mélange bientôt à de la haine et de la rage, puis je replonge mon regard dans ses yeux tout en m'exclamant, au bord des larmes ..

- Met toi à ma place, rien qu'une seconde Julien... Tu m'as fais vivre ce que personne ne devrait subir un jour, même les personnes les plus cruelles au monde..
- Je sais tout ça, je sais... Mais toi ? Est-ce que tu sais combien je m'en veux ? C'est pour cette raison que je ne t'ai pas rappelé, avant aujourd'hui.. C'est la chance de ta vie !
- « La chance de ma vie, la chance de MA VIE », rappel toi le nombre de fois où tu m'as répété cette foutu phrase !
- Oui, mais cette fois c'est la bonne ! Je te le promet.
- Toi et tes promesses...
- Pense à l'argent Anthéa... Je t'en supplie, je me suis encore mis dans une merde pas possible en acceptant de lui trouver une « candidate », mais je n'ai vu que toi qui pourrait tenir ce rôle ...
- Que moi ? Tu me vois donc comme une trainé bonne qu'à se faire payer afin de séduire un homme ? Et puis, c'est qui ce mec d'ailleurs ! Sûrement encore un sale PD qui ne s'accepte pas comme il est !
- Ne sois pas aussi dur... Peu importe qui est ce mec, il vaut de l'or, et c'est ça le plus important !


Je tente de rester en phase, mais mes jambes ne me le permettent plus. J'ai toujours cette manie de trembler quand une telle situation me fais face. Et quand la situation s'aggrave, mes jambes flanchent.. Comme maintenant.
Je me laisse tomber sur la chaise derrière moi, tandis que Julien s'approche et place ces deux mains sur mes épaules. Cette sensation de mélange, de bruit, de vapeur, comme si tout autour de moi n'était que poussière. Ma tête tourne. Et mes mains se mettent à trembler. Je ne sens plus mes jambes. « Il vaut de l'or, il vaut de l'or » ... Cette même phrase résonne en moi. Julien n'a peut être pas tord, avec tout cet argent, je pourrais mener une vie cène et tranquille. Sans être obligé de piocher dans le compte de beaucoup d'homme, qui sont loin d'être honnêtes. Avec toute cette fortune, je pourrais être sûr de vivre comme bon me chante. Une voix me tire de mes rêveries, une voix... Sa voix.

- Anthéa, Anthéa... Tu vas bien ? T'es toute pale.
- T'en fais pas ça va. Donne moi une minute...

Je tourne la tête vers cet homme, louche, grand et robuste, avec un regard si perçant qu'on pourrait se perdre dedans. Cet homme qui malgré moi, me semble plus honnête que n'importe quel autre homme que j'ai pu fréquenter auparavant. Cet homme.

- Julien... Promet moi, promet moi que je ne le regretterais pas.

Il me regarde en souriant, s'empare d'une de mes mains froides, et chuchote avec sincérité :

- Je te le promet.

Je ferme une dernière fois mes paupières lourdes, tente de récupérer mon souffle et m'appuie contre la table afin de me relever.

- Alors c'est oui ? S'exclame Rouvier un sourire aux lèvres.
- C'est oui ... Dis-je en relevant les yeux vers lui.

Je remarque aussitôt le regard de Julien s'illuminer, ainsi que celui de cet homme, qui semble avoir trouvé sa « bête » de cirque. Celle qui, malgré moi, devra séduire un garçon, pour sa simple réputation. Une simple et banal réputation. Mais dans quelle situation je me suis mise... Après tout, je ne sais même pas de qui il s'agit. Une fois mon devoir accomplie je n'aurais plus rien à prouver, et notre « aventure » sera du passé. Du passé... Qui pourtant fait toujours aussi mal des années après. J'espère que cette fois, tout se passera bien et dans de bonnes conditions. J'espère...
Je retourne à ma table tendis que Rouvier me suit et se place en face de moi.

- Bon, que l'on mette les choses au clair... Ceci doit rester entre nous, je peux avoir votre parole ? Me dit il tout en tendant sa main à proximité de la mienne.
- Je ne veux rien promettre sans avoir plus d'information. Je ne sais absolument rien de votre petit business, j'ai besoin d'en savoir d'avantage avant de commencer quoi que ce soit..

Cet homme dégage une certaine sensibilité, quelque chose d'apaisant qui me ferait presque oublier l'erreur que je suis en train de faire.

- Je comprend. Avant toute chose, soyez rassurée, il s'agit d'un garçon formidable et...
- Oui voyez vous, ça je m'en fou légèrement. Un garçon, tant mieux, mais qui ? Un ado mal dans sa peau qui n'accepte pas son homosexualité ? Ou encore le genre de mec pas capable d'approcher une fille sans avoir l'aire ridicule et sans mentalité ?
- Mais enfin...
- Excusez moi mais comment l'interpréter autrement sachant qu'il est obligé d'engager une minette pour que Monsieur passe le cape de la « discussion » avec elle.

Rouvier prend un air plutôt moqueur, comme si ce que je venais de dire lui paraissait complètement ridicule, puis s'approche de moi tout en marmonnant quelques mots sur un ton sûr et provocateur :

- Et bien pour tout vous dire.. Il s'agit tout de même d'une rock star très apprécier dans le monde de la célébrité, et les jeune filles qui lui courent après, ce n'est pas ça qui lui manque.
- Ah oui, alors qu'est ce qui lui manque exactement ?
- Le temps, je suppose.
- Le temps ? C'est une blague ? Un homme qui se respecte en tant que tel n'a pas besoin de temps pour faire aller son engin, voyez vous.
- Là, vous êtes dur ... Dit-il tout en laissant filer un sourire.
- Je ne trouve pas.. Enfin, il serait peut être temps de me dire le nom de ce cher petit objet dont je vais me servir, non ?
- Vous verrez en temps voulu. Commençons par mettre les choses en place. Voilà l'idée... Vous êtes mannequin, il est chanteur.. Deux monde totalement différent je dois l'avouer, mais une chance folle nous à été donner. Il y a peu une marque de vêtement très réputé lui a proposé de poser pour son nouveau catalogue du moment, afin de remporter un maximum d'argent avec une telle marque de fabrique. Et justement, il manque une mannequin pour poser au côté du chanteur. Il s'agit de vous, Anthéa.

Je réfléchie un instant puis répond d'un air satisfait :

- Voilà qui me convient très bien.

Rouvier étouffe un soupire de soulagement, puis reprend avec autant d'anxiété :

- Vous allez devoir travailler sur cette série photo pendant plusieurs jours, combien, ça nous ne le savons pas encore, mais je suis certain que vous aurez largement le temps de prendre la situation en main.
- Très bien. Et le contrat ?

L'homme laisse échapper un sourire narquois tandis qu'il s'empare d'une petite pochette et en sort quelques papiers soigneusement attachés entre eux. Il scrute chaque feuille de haut en bas et fini par trouver celle qu'il cherche. Je me penche vers celle-ci en fronçant les sourcil. Au milieu de la page est écrit en gras la somme de ce petit manège : 25 000 euros. Un large sourire s'étend alors sur mon visage pâle.
L'homme, satisfait, tend immédiatement le papier vers moi tout en déposant délicatement un stylo sur le bord de la feuille.

- Je vous laisse lire les conditions, ensuite vous devrez signez ici. Me dit-il tout en posant son doigt sur un petit cadre en bas du papier.

Je scrute à mon tour chaque parcelle de la feuille en prenant soin de ne laisser aucune indication m'échapper. J'ai fais beaucoup d'erreur jusqu'ici, mais elles m'auront au moins appris à me méfier.

Ellipse.

Le contrat a bien était lu, adhéré, et signé. Me voilà impliqué dans une nouvelle affaire, ou devrais-je dire un nouveau travail. Après tout je n'ai rien à perdre. J'ai toujours été folle d'aventure dangereuse, voir délicate, certaines m'auront value la perte de tout mes moyens, mais cette fois, c'est une toute nouvelle histoire qui s'offre à moi. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, dans tous les cas j'aurais le mérite d'avoir essayé. Il me faut cet argent. Il me le faut.
J'ai beau avoir seulement 17 ans, j'en aurait surement vécu vingt fois plus que certaines autres adolescentes de mon âge. Et croyez moi, ce n'est pas une si bonne chose.
Je suis rentrée chez moi après avoir discuter plusieurs heures avec cet Alexandre Rouvier, qui se doit être mon nouveau patron désormais. D'après ce qu'il m'a dit je devrais m'attendre à de nombreuses surprises venant des « fans » du chanteur et du groupe, mais ça ne me fais pas peur, j'ai vu bien pire qu'une bande de folle furieuse aux culottes mouillés devant leur idole. Je ne comprendrais jamais le fait d'être fan. Et je ne souhaite absolument jamais le comprendre. Cet façon d'idolâtrer une personne, être prêt à tout pour elle, donner corps et âme pour cette même personne, sans même l'avoir frôler un jour, quelle pur connerie dirais-je. Je ne me suis jamais vraiment intéressé à la musique non plus, encore une perte de temps à mon goût. Pourquoi s'attarder sur des choses inutiles ? Dans cet histoire, seul l'argent m'importe.
Le projet est prévus dans quelques jours, Rouvier à refusé de me donner la date précise. Je suis impatiente à l'idée de poser pour une des plus grandes marques au monde : DIOR. L'une de mes préférée. Il est vrai que j'ai tendance à oublier que mon véritable travail est de séduire ce chanteur, mais il me plait à m'imaginer près des projecteurs, et figurer en première page des magasines les plus vendus au monde. Et dire que j'ai failli refuser cette offre. S'il avait commencer par me parler de photographes et tout ce qui s'en suit, j'aurais sûrement accepter sur le chant. Mais mon rôle n'est pas de poser devant un objectif ... Contrairement à ce qu'il pourra croire. En ce qui concerne ce « il », j'ai hâte de pouvoir lui donner un visage et un nom.
Tout est flou dans mes pensées. J'étire un large bâillement et attrape le bout de mon drap qui recouvre aussitôt mon corps froid. Mes paupières se ferment l'une après l'autre pour laisser place à un noir flou et hypnotisant. Je m'endors sans plus attendre, avec la conviction que cet affaire fera de moi quelqu'un de bien...



###

Voilà j'ai réussis à mettre la suite avant de partir.
Je m'en vais pour tout le mois d'août... Cette fiction va me manquer, et vous aussi je dois l'avouer.
J'ai remarquer que cette histoire ne plait pas à tout le monde, c'est votre droit et je suis rassuré de voir que vous êtes franche envers moi.
Bonne vacances à tous, et à bientôt !
Je vous garantie une tonne de suite à mon retour !

Shou.

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 10:25

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 10:46

4eme chapitre


Pas de déco pour l'instant - desolé -

Comme tous les matins, je me réveil par deux sonneries simultanées. Je programme toujours deux réveils, l'un branché sur le secteur, l'autre fonctionne à piles.

Après avoir engloutie la moitié d'un grand verre de lait, mis la main sur un jeans taille basse, un haut moulant et une paire de hauts talons, je sort enfin de mon appartement par un claquement de porte.
Le miroir de l'ascenseur me renvois le reflet d'une femme encore jeune, au physique agréable mais au visage fatigué.
Tu aurais bien besoin de vacances, ma petite Anthéa, je pense en observant de plus près les fines ombres bleutées qui se sont logées sous mon regard pendant la nuit.
Je remonte la fermeture éclair de ma veste jusqu'au col puis enfile des gants fourrés et un bonnet de laine, laissant tomber mes long cheveux ondulés en bas de mon dos.
J'habite au 23e étage d'un luxueux immeubles de Berlin, qui donne directement sur la rue principale de la ville. J'ai à peine mis le nez dehors, qu'une buée blanche et froide s'échappe déjà de mes lèvres. Il fait encore presque nuit et les rues sont comme désertes. La météo avait annoncé de la neige mais il n'est encore rien tombé.
Dans moins de deux heures, je le rencontrerais enfin, lui, l'inconnu . Et j'attends ce moment avec un mélange d'impatience et d'appréhension. Cela fait presque une semaine que Julien, Alexandre et moi nous voyons pour discuter du projet. Rouvier m'a, pour la dernière fois, rappeler hier qu'il est hors de question que je m'attache à cette vedette - mais qu'il n'ai aucune crainte - je n'ai pas du tout l'intention de m'attacher à lui. Je me remémore tristement mes dernières aventures amoureuses, forcée de constaté qu'il n'y a pas eu grand chose de sérieux. Des amourettes par-ci, par-là, mais jamais rien de suffisamment stable pour envisager une relation à long terme avec un garçon. Brièvement, je me laisse distraire par la pensée de Julien... lui qui semblait être différent.. Comment ai-je pu me laisser embobiner par ce mec ? Qu'est ce que j'ai cru ? Il était plutôt sympathique et beau parleur, c'est vrai, mais je n'ai jamais été dupe... Je me souviens surtout de ce soir là, comme d'un moment où j'avais ressenti un besoin désespéré d'exister dans le regard de quelqu'un d'autre. Ce désire n'a pourtant duré que le temps d'une soirée..
Je remonte la rue à petites foulées. Partout, les illuminations de Noël donnent un air de fête au quartier. Je passe devant le Musée d'histoire naturelle auquel je ne me suis jamais vraiment intéressé et, au terme d'une longue course d'une centaine de mètres, pénètre enfin dans la grande entreprise de la fabrique : DIOR.
Me voilà entrée en plein rêve.
Je n'aurais jamais pensée travailler un jour pour cette si grande marque, je me contentais juste de contempler chaque matin ce grand bâtiment, sans plus d'intérêt. Cela va faire deux ans que je passe devant ce palace sans même imaginer y pénétrer un jour. Mais voilà qu'aujourd'hui, je m'y trouve à l'entrée, prête à me faire passer pour une des plus grandes mannequins de notre génération. A cet instant, un drôle de sentiment m'envahi. Je me sent à la fois solide, puissante et vulnérable.

- Et voilà enfin notre vedette ! S'exclame un homme au regard éclatant en se précipitation dans ma direction.

Je laisse échapper un sourire crispé tandis que l'homme dépose délicatement sa main derrière mon dos afin de m'indiquer le chemin.

- Je vous avez déjà vu sur des photos mais vous êtes encore plus belle en vrai ! S'exclame t'il à nouveau tout en accrochant un sourire minutieusement préparé sur son visage.
- Pardon, mais, qui êtes vous ?
- Moi ? l'un des photographes qui s'occupera de votre book durant un bon moment !
- Ah bien.. Enchanté Monsieur. Dis-je timidement.
- Josh, appelez moi Josh.

Je souris à nouveau tandis que Josh  me conduit en direction d'une grande salle fascinante. Les murs sont couvert de blanc et le sol est tapissé d'une moquette rouge scintillante. De grande photo de mode recouvrent une partie des murs, chacune cernées d'un cadre prestigieux. Je croirais rêver.

- Bientôt, vous et Monsieur Kaulitz aurez votre place sur ce mur. Ajoute Josh en remarquant mon émotion soudaine.
- Mr Kaulitz ?
- Exact
- Mais qui est-ce ?
- Eh bien ! Celui avec qui vous poserez, dit-il étonné.
- Oh, pardon je ne connaissais pas son nom.
- Ce n'est rien, pendant l'espace d'une seconde j'ai cru m'être trompé de personne !

J'attache un sourire forcé tandis que l'homme semble vraiment rire à sa stupide plaisanterie. Sa façon de marcher me fait légèrement penser à un de ses coiffeurs homosexuel que l'ont croise souvent dans les salons de beauté. Non seulement sa façon de remuer son derrière, mais aussi sa manière de parler et de rire. Josh doit avoir une trentaine d'années mais n'en fait même pas la moitié. Malgré ça, je dois avouer que cette attitude forcée et extravertie me met plutôt à l'aise.

- Venez, je vais vous présenter la compagnie ! Dit-il avec un large sourire.
- Je vous suit.

A nouveau, Josh s'élance dans une autre direction tandis que je contemple encore ce grand mur couvert de photos, tout en m'imaginant à la place de ces mannequins.
Bientôt, vous et Monsieur Kaulitz aurez votre place sur ce mur ... Bientôt. Oui bientôt.
Qui aurait cru que la petite Anthéa, aussi réaliste que rêveuse, obtiendrais un jour une place de mannequin dans une telle entreprise. Eux qui croyait que je ne réussirais jamais dans le monde de la mode... Eux. Tous ces gens qui ne croyait pas en moi. Je me réjouirais de voir leur réaction lorsque les photos seront publiées au monde entier. Ce qui est hilarant dans cette histoire, c'est sûrement le fait que je me préoccupe plus de devenir un modèle célèbre que de rencontrer ce jeune homme. Lui, la raison pour la quelle je me trouve actuellement dans de si bonnes conditions.
Je me fou de ce garçon, qu'il soit riche, beau ou célèbre. Non seulement il va me rapporter une énorme somme si jamais notre plan marche, mais une chose est sûr maintenant.. cette aventure fera de moi une mannequin connue dans une grande partie du monde. C'est alors qu'un sourire envahit mon visage.

- Suivez moi, c'est par ici.

Je l'avais presque oublier lui...
Je marche en direction d'une grande entrée tandis que Josh empoigne la poignée et pousse la porte d'un seul mouvement. De là, je peux directement analyser le contenue de la salle. Un grand buffet, des coupes de champagne, quelques serveurs et un amas de monde tous sur leur trente - et - un. Putain. Si j'avais su je ne me serais pas pointé ici dans cette tenue.

- Mais.. Josh, qu'est ce que font tous ces gens ici ?
- Ces gens sont là pour vous bien sûr, ainsi que pour le chanteur qui ne devrait sûrement plus tarder maintenant. Dit-il tout en observant le contenue de la salle à son tour. Allez-y, entrez !

J'entre alors. A ma plus grande surprise, c'est une foule qui acclame mon arrivée par de grands applaudissements, chacun écrasés d'immenses sourires. Toutes ces personnes paraissent étonnement réjouis par mon arrivée. Là, je dois avouer que je ne me serais jamais imaginer dans de telles circonstances. J'attache un sourire crisper en ne sachant que faire de plus. Il s'agit pourtant que d'une putain de série photo pour un magasine, non ? Alors pourquoi tout ce cirque ?! Je joue le jeux et attache un sourire radieux, tout en prolongeant mon regard de toute part dans la salle. C'est comme si tout tournait à cent à l'heure autour de moi. Tous ses visages souriant et ses yeux cloués sur moi. Quand soudain, les applaudissements font place à un vacarme impossible et toute la foule dérivent le regard derrière mon dos. Je guide donc mes yeux vers l'entrée de la pièce, quand Josh accourt subitement en direction d'un jeune brun qui vient de faire son apparition. Ce jeune homme. C'est pour lui que toutes ces personnes applaudissent, pour lui que tous le flot de la presse bondit, pour lui.
De là où je suis, je peux déjà discerner son visage, son sourire, et ses traits aussi fin que féminin. Je découvre enfin « l'inconnu ». C'est ainsi que je l'avais nommé jusqu'ici. Le parfait inconnu.
Toute la clameur de la foule s'estompe peu à peu pour regagner le calme qui régnait avant notre arrivée. Je me retourne timidement et m'approche de Josh qui est en train de discuter avec le brun. L'heure est arrivée Anthéa.
Plus je m'approche et plus je peux distinguer le visage et la corpulence de ce dernier. C'est un jeune homme élancé, de grande taille, extrêmement mince et très peu musclé. Son visage me dit vaguement quelque chose, peut être l'ai-je déjà vu à la télévision ou quelque part ailleurs, mais je dois avouer qu'il possède un sourire étonnant. Un sourire presque irréel. Il a quelque chose de rassurant dans ses gestes, dans sa façon de rire. Ses cheveux lisses, qui lui arrivent aux épaules, lui donne un certain côté féminin, voir gracieux. Il porte un jean noir très moulant ainsi qu'un petit pull au col roulé, accompagné de deux chaînes en guise de bretelles. La ceinture qui l'entoure est imprégnée d'une grosse plaque en argent portant la marque « Fighler », et un collier en forme de menottes grises aborde son coup. Tout est accorder avec finesse, de la tête au pied. Il faut dire qu'il a beaucoup d'allure.
Je m'approche encore, encore. Quand subitement, son regard croise le mien .
Ce regard .
Une seconde de plus et je m'effondrais dedans. Ses yeux en amande et maquiller sont sûrement ce qu'il y a de plus fascinant chez lui. Pendant une minute j'ai cru croiser le regard d'un ange. Ses traits sont si fin et si bien dessiner. Mais merde, qu'est ce que je dis ? Respire. Ce n'est que l'inconnu.

J'arrive enfin aux côtés de Josh, qui se retourne automatiquement vers moi avec un large sourire, et s'exclame.

- Et bien, je ne me lasserais jamais de vous regarder Anthéa !

J'affiche un sourire gêné, puis prend la parole à mon tour.

- Merci Josh, alors, vous ne me présentais pas ? dis-je en baissant timidement les yeux.
- Bien sûr, je pense ne pas vous apprendre grand chose mais voici Bill, Bill Kaulitz. Celui avec qui vous allez passer beaucoup de temps derrière les projectifs. S'exclame t'il tout en souriant.

Bill.
Bill kaulitz.

Je peux enfin donner un nom à ce visage. Un nom à cet inconnu.

- Enchanté Anthéa, on m'a beaucoup parlé de toi.

Son regard. Ce regard.
On pourrait se perdre dedans.

- On fera connaissance plus tard, si tu veux bien, je dois aller voir le directeur de la boite pour régler deux, trois truc. Ajoute t'il sans trop me porter d'importance.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le voilà partit.
Je reste quelque seconde ici sans bouger, puis attrape vulgairement une coupe de champagne qu'un serveur tend dans ma direction.

- Décevant. Me chuchote discrètement une voix à l'oreille.

Je me retourne brusquement , et aperçois derrière moi Rouvier qui fait mine de s'intéresser à la discussion d'un homme d'affaire qui lui parle, tout en me jetant un regard dédain. Je prend une grande bouffer d'air et tourne des talons. J'arriverais à saisir son attention d'un moment à l'autre. Ce n'est qu'une question de temps.
S'il y a bien quelque chose de rassurant, c'est le fait qu'il ne soit pas repoussant. En fait... dire qu'il est beau est un euphémisme.

# Posté le lundi 25 août 2008 16:08